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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 09:14

 

Je m’appelle UMOOTS. Je suis né dans les montagnes pyrénéennes. Ma vie était jusque-là tranquille au milieu des miens remplie d’indépendance et d’aventure. Agé d’à peine 4 ans j’avais déjà fier allure avec mon impressionnante et robuste carrure. J’étais heureux. Jusqu’au jour où la malchance me fit croiser le chemin d’une petite fille qui jouait dans un pré. On a eu autant peur l’un que l’autre, ce qui est un comble vu ma grande taille, j’aurai pu l’avaler toute crue si j’avais voulu, tellement elle était minuscule à côté de moi !! Cette frayeur passée, pendant une seconde on s’est fixé les yeux dans les yeux sans bouger un cil. Cela m’a paru une éternité ! Là mon regard s’est porté sur une forme qu’elle tenait entre ses mains. Curieux, je me suis avancé afin de voir ce que cela pouvait bien être. Je vis un ours tout comme moi mais de sa taille à elle. Il ne bougeait pas, son regard était fixe. « Mais on dirait mon frère ! Comment a-t-elle pu le capturer ? » Ce qui me surpris c’est qu’il ne tente même pas de s’échapper et je pensais « elle a dû lui faire terriblement mal pour qu’il soit aussi docile !! Peut-être est-il blessé ? » Furieux je me suis levé sur mes 2 pattes arrières et j’ai poussé un énorme grognement l’air de dire « lâche mon ami ou tu auras à faire à moi !!! » La petite, surprise et effrayée répondit par un hurlement à réveiller les morts mais sans lâcher son ours. Elle fit demi-tour et couru le plus vite possible en poussant des « au secours ! » à tout va vers une maison en contrebas. Je l’ai poursuivi : « lâche-le !!  Et je ne te ferai aucun mal » Grognais je ! Mais loin de comprendre ce que je lui voulais, elle fuyait à toute jambe tenant à bout de bras son compagnon qui fût secoué comme un bout de chiffon !! J’avais mal pour lui de le voir ainsi traité. Je me précipitais donc vers elle l’air de plus en plus menaçant vociférant afin que de peur elle le libère enfin de ses mains cruelles !! Malheureusement un homme, attiré par ses cris sorti de cette petite maison en contrebas un fusil à la main. Me voyant si proche de sa fille il n’hésita pas à tirer en l’air pour me faire peur, puis dans ma direction voyant que je ne réagissais pas. J’ai grogné en signe de mécontentement mais j’ai pris la menace au sérieux et suis retourné dans la forêt me promettant de revenir le lendemain à l’attaque avec l’aide de ma famille et mes amis ! Malheureusement je ne pus tenir ma promesse, à peine quelques heures plus tard, des chasseurs, envoyés par le papa de l’enfant, sont venus me capturer. Etant une belle et jeune bête, ils ne m’ont pas tué mais m’ont vendu à un zoo dans une ville tout près d’ici. D’une immense étendue de nature, d’une liberté illimitée je me suis retrouvé dans une cage d’à peine quelques hectares. Je me retrouvais piégé et emprisonné seul. J’en fis le tour espérant trouver un moyen de m’en échapper mais impossible. De part et d’autre des grilles et derrière d’autres cages avec des étendues parfois plus petites que la mienne. J’entendais les cris d’autres animaux qui comme moi se retrouvaient là à leur dépend. Chaque jour à heure fixe des visiteurs adultes et enfants venaient m’observer. Lire la pancarte indiquant mon pedigree, mes habitudes de vie, mon alimentation…Ils me mitraillaient de tous les côtés pour des photos souvenirs. Les enfants étaient émerveillés de me voir, imaginez une aussi belle et sauvage bête si proche de vous…Mais moi je mourrai d’ennui loin de tout j’étouffais dans ces 4 murs je voulais qu’on me sorte de là qu’on me rende ma liberté !! Un jour je revis la petite fille qui a causé mon malheur. Elle me regardait de ses grands yeux innocents. Elle était venue me narguer avec mon frère coincé entre ses jeunes mains ! « Comment ose-t-elle !! Venir ici après ce qu’elle m’a fait !! » Je me suis donc approché une fois encore pour lui faire peur et lui montrer qui était le plus fort des 2 « laisses le partir !! Tu m’as eu moi ! Ça ne te suffit pas infâme jeune humaine ? » Mais dans ma cage que pouvais-je faire ? J’avais beau grogner faire le fier sur mes deux pattes arrières, il y avait cette barrière infranchissable entre elle et moi ! Et lui qui ne bougeait pas !! Il devrait se défendre, se révolter, la griffer, la mordiller…Même plus petit que moi c’était un solide gaillard il était jeune !! Mais rien, pas même un cri de protestation je ne comprenais pas !! Il n’y avait que moi qui me battais pour sa cause !! Je me suis même fait enfermer pour ça ! Alors que lui n’a même pas bougé un cil  !! J’avais beau m’agiter pour qu’elle le lâche, faire le méchant rien n’y faisait elle se savait en sécurité derrière cette barrière !! Là-dessus son père est arrivé je l’ai reconnu aussitôt. Il dit à sa fille narquois « tu vois ma chérie on a eu raison d’envoyer cet animal sauvage et dangereux ici !! Au moins là il ne fait de mal à personne et on peut l’observer sans aucun danger ! Grâce à lui tu peux en apprendre plus sur la vie des ours c’est très utile !!! En plus comme tu le vois il est très bien soigné il n’a pas de quoi se plaindre tu n’es pas d’accord ? » Mieux valait être sourd qu’entendre ce genre d’idiotie !! Et si je l’y mettais à ma place on verrait s’il y serait heureux !!! Ils partirent tous les 2 à mon grand regret emmenant mon pauvre ourson avec eux. Je ressenti une immense tristesse. Je me sentais impuissant et frustré de n’avoir rien pu faire pour lui. Je retournais dans ma grotte la larme à l’œil. Il fallait que je m’échappe quoi qu’il se passe j’allais mourir ici !! Le pire était de subir mon sort sans pouvoir rien faire !! J’étais observé à longueur de journée, épié dans mon intimité : que je dorme, que je mange, que je me gratte, impossible d’avoir un peu de tranquillité à part la nuit ou tout le monde dort !! Parfois ils venaient même de loin pour me voir n’avaient-ils pas mieux à faire tout de même ? La grande sortie familiale des humains nous voir nous les animaux dans une maudite cage !! Et ces cris déchirant des autres bêtes pleurant leur malheur d’être ainsi enfermé comme moi ou séparé de leur famille !! J’enrageais de l’intérieur repensant à ma vie d’avant sauvage tranquille silencieuse. Je revoyais mes chasses, mes jeux, je ressentais les odeurs de la liberté alors qu’ici ça grouille de monde, c’est bruyant, sale et mon espace est ridicule en comparaison de mon territoire !!


1ermois de ma vie captive ma journée commence comme d’habitude repas soins et rien juste une vie qui tourne en rond comme ma cage !! Et là les visites commencent. Un autre enfant se présente devant moi avec un ourson dans ses mains. Il me ressemblait comme deux gouttes d’eau mais avait les yeux agrandis, il était rigide, sans vie comme celui de la petite fille !! Des questions martelaient mon esprit : D’où venaient-ils ? Que leur faisaient-ils ? Pourquoi étaient-ils plus petit ? Pourquoi n’essayaient ils pas de s’enfuir ? Je repris donc mon manège à pousser des grognements sur mes deux pattes arrière pour l’impressionner lui aussi pour en sauver au moins un ! Mais toujours rien à faire ils y étaient bien accrochés !! Sa mère lui dit « heureusement qu’il est en cage, il a l’air agressif je n’aimerai pas me retrouver face à une bête pareil dans la nature aussi belle soit elle !!! Aller vient on va voir les singes » et ils partirent !! C’est triste va-t-on tous finir ainsi ?


Un matin, une surprise m’attendait, ma cage s’est ouverte non pas pour me libérer mais pour y faire entrer une compagne. On s’est regardé mais elle ne m’a même pas adressé la parole, elle a fait le tour de l’enclos cherchant sans doute une sortie qu’elle ne trouva pas bien sûr. Je lui dis : « tu perds ton temps j’ai déjà essayé il n’y pas d’issu ! Eh oui on est condamné  à rester ensemble !! Tu viens d’où ? Moi je viens des montagnes pyrénéennes arraché à ma vie tout comme toi !! Comment t’ont-ils eut ? » Aucune réponse de sa part. L’air triste, elle partit se cacher dans la grotte. Je lui criais « au début ça fait toujours ça mais on s’y habitue malheureusement !! Si tu veux on parlera demain !! ». Le lendemain encore une journée vide mais plus seul. Ma compagne, désespérée s’était murée dans le silence. La seule fois où je la vis réagir fût quand un nouvel enfant s’approcha de nous avec un autre ourson de la même couleur qu’elle noir. Elle se leva se précipita sur la grille et s’égosilla : « mon enfant !! C’est mon enfant !! Vous n’avez pas le droit de me l’enlever rendez le moi !! Chéri pourquoi tu ne réagis pas tu ne me reconnais pas ? C’est maman !! Lâche le sale gamin !! » Mais l’enfant parti sans aucun état d’âme. Je lui demandais « vous pensez vraiment que c’était votre fils ? Ce n’est pas le premier ourson que je vois dans leurs mains ils en attrapent de toutes les couleurs je ne sais pas comment ils s’y prennent pour qu’ils soient aussi docile et peu craintif moi je sais que je l’aurais déjà réduit en miette ce sale môme !! Eux n’ont aucune réaction et le regard fixe, je ne comprends pas !! Ils m’ont eu comme ça je voulais défendre un des mien et ils m’ont envoyé des chasseurs pour m’enfermer ici !! » La pauvre ne m’écoutait pas elle se lamentait « mon pauvre enfant pourquoi t’ont-ils pris toi ? » Elle se tourna vers moi et me dis « on était bien tranquille dans une zone naturelle où l’on était censé nous laisser en paix avec ma famille ! Mais tu parles ! Un jour ils sont quand même venus pour m’enlever mon fils !! Je les entendais parler : magnifique bête c’est exactement ce qu’il nous faut pour agrémenter notre cirque !! Un cirque vous vous rendez compte ? J’ai tout fait pour les en empêcher mais rien à faire ! Une fléchette pour me faire dormir et je me réveille coincée ici c’est horrible !! Alors vous savez mon fils ou pas je suis révoltée de voir nos enfants dans les bras de leurs enfants ainsi maltraités c’est une honte !! Mais que peut-on bien faire ? »


Au fil des jours, un nombre incalculable d’enfants de tous styles, toutes origines confondues passaient leur agiter sous le nez des oursons tous identiques mais de différentes couleurs. Les pauvres regardaient impuissants. Ils finirent par se résigner à leurs conditions malheureuses vu qu’ils ne pouvaient rien faire d’autre.


Jusqu’au jour où une nouvelle petite fille s’approcha de leur cage. C’était la seule à ne pas avoir d’ourson entre ses mains. Elle demanda à sa mère : «  maman est ce que je peux avoir en avoir un ? Tu sais le marron il est trop beau !! S’il te plaît achète le moi !! » « D’accord vient on va aller voir en boutique si il leur en reste ! » On s’est regardé « tu te rends compte ? Ils vendent nos petits à leurs enfants !! » Une demi-heure plus tard son animal en main elle pria sa mère de retourner les voir « Mais pourquoi ? Il y a de nombreux autres animaux ma chérie en plus tu en as un dans les mains maintenant ça devrait te suffire ? Allez vient on y va. » N’écoutant plus, elle s’enfui en direction de la cage, sa mère sur ses talons essayant de la rattraper. Elle resta là sans bouger à les regarder. Ils étaient affalés l’un à côté de l’autre sans aucune réaction sur ce qui se passait autour d’eux. Elle dit « vous m’avez l’air triste tous les 2, hein maman tu ne trouves pas ? » elle parla à son ours « regarde tu leur ressembles comme 2 gouttes d’eau tu es trop beau et toi au moins je peux t’avoir rien que pour moi j’ai de la chance !! Et tu verras je m’occuperais bien de toi tu ne seras jamais malheureux je te le promets !! » Elle le serra contre son cœur et lui donna un énorme bisou. Prise dans son histoire elle ne remarqua pas que le mâle s’était levé et la fixait. Il commença à s’agiter en avançant vers elle et se mit à grogner l’air menaçant si bien que lorsqu’elle s’en aperçu elle recula. « Maman qu’est-ce qu’ils ont ? Pourquoi ils deviennent agressifs ? Pourquoi ils me dévisagent comme ça je ne leur ais rien fait ? » Sa mère les regarda et regarda l’animal de sa fille. Elle dit « en fait ce n’est pas après toi qu’ils en ont ma chéri mais après ton ours je crois qu’ils le prennent pour un des leur, ils le pensent en vie et essayent de le protéger !! » « Mais c’est une peluche !! » « Tu sais il leur ressemble tellement qu’ils n’ont pas fait la différence !! » « Les pauvres ! Ils doivent être vraiment malheureux !! Peut-être ont-ils perdu leurs enfants ? » Elle s’approcha de la cage « maman si je leur donne mon ours tu m’en achèteras un autre ? » Elle leur donna sa peluche. L’ours se précipita sur lui, lui demanda si il allait bien, le sniffa et se rendit compte qu’il n’avait pas d’odeur, en le touchant, il sentit qu’il était froid mou, pas comme eux… La petite lui expliqua « tu vois il n’est pas comme toi je ne pourrai pas t’avoir toi, tu es trop gros, trop grand, trop fort, tu m’étoufferais avec ton poids !! Et puis tu as besoin d’espace. Alors que lui je peux le serrer contre moi le soir quand je n’arrive pas à dormir, quand j’ai peur, que je suis triste, il me console. Je lui confis tous mes secrets. Sur ce Madame ours arriva. Voyant le petit au sol dans la cours elle cria « mon fils !! Vous me l’avez rendu !! Merci !! Je ne vous remercierai jamais assez !! » Dit-elle la larme à l’œil. Elle le serra contre elle sans s’apercevoir qu’il était différent. Elle lui fit des câlins, lui chanta des berceuses…Elle était si heureuse qu’elle en oublia ce qui l’entourait. Monsieur ours tenta une approche, essaya de lui expliquer qu’elle se trompait que ce n’était qu’une peluche mais rien à faire elle l’envoya balader lui disant que jamais on lui reprendrait maintenant qu’elle l’avait retrouvé ! On est de nouveau une famille ! Elle était tellement contente qu’il n’osa pas la contrarier. Il se tourna vers la petite fille et lui dit « merci beaucoup c’est la première fois que je la vois heureuse depuis qu’elle est là tu lui as redonné du bonheur et le gout de vivre !! Merci pour ça !! Tu peux revenir nous voir quand tu veux car malheureusement nous ne bougerons plus d’ici jusqu’à la fin de notre vie !! » « Promis » dit l’enfant et elles partirent. Notre couple continua ainsi sa vie jusqu’au jour où madame ours mit au monde un vrai petit ours et en oublia enfin l’ours en peluche qui fini ses jours dans un coin le regard fixe, sans vie…


DELMONT Anne

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 19:28

Eric adorait la musique. Petit déjà, il rythmait les chansons de ses pieds et mains. Ses yeux s'émerveillaient, tout son corps bougeait avec la musique. A peine eut-il l'âge d'écrire, son premier stylo en main, de magnifiques paroles pleuvaient en multiples textes qui évoluèrent dans le temps au gré de sa maturité. Il accompagna le tout de magnifiques mélodies à la guitare. Il était très doué. Seulement il avait un problème : sa voix. Elle était enrouée, stridente, fausse...Il avait beau la travailler maintes et maintes fois, même avec les meilleurs coach, rien à faire. Chaque fois qu'il chantait les gens partaient en courant en se bouchant les oreilles, les poils hérissés. Les chiens se mettaient à hurler à la mort, les vitres se brisaient...Le pauvre en était vraiment malheureux il voulait tellement devenir chanteur !! Mais là n'était pas son seul talent, il possédait un immense QI et un jour trouva une solution à son malheur : il créa un petit appareil qu'il pouvait moduler à sa guise pour que sa voit devienne aussi magnifique que possible. Il suffisait juste d'une petite boîte carré et d'une petite languette qu'il plaquait sous sa langue et le tour était joué. Le résultat était tel que les gens se battaient pour le voir, ils en devenaient hystériques, tout le monde se l'arrachait, il avait des fans jusqu'au bout du monde !! Personne n'était au courant de son petit secret.

 

Il avait toujours son appareil sur lui, jamais il ne le quittait sauf le soir pour aller se coucher, l'ayant toujours à porté de main au cas où. Mais un jour il fut dérangé en pleine nuit. Son manager l'appelait pour une urgence, un concert privé pour une personne très riche dont les exigences et les excentricités étaient connues de tous. Il était attendu très tôt le lendemain et son avion, déjà réservé, partait dans 3h. Il avait donc très peu de temps pour se préparer. Dans sa hâte, il en oublia son appareil. Arrivé là bas, on lui présenta les lieux, le propriétaire, on lui expliqua ce qu'il avait à faire : il devait faire parti de la fête incognito lors d'une soirée improvisée, une surprise pour sa fille qui fêtait ses 18 ans et qui était fan de sa musique sans jamais avoir eu l'occasion d'aller à un de ces concert. Aucune répétition n'était prévue, c'était du live total. Son groupe le rejoindrait dans la soirée. Vint le moment du concert, l'ambiance était plutôt calme, les gens, un peu snob et coincé n'avaient pas l'air facile à contenter, la critique avait l'air de rigueur. Il se prépara et chercha son appareil. Ne le trouvant pas, la sueur, la panique commença à le submerger comment pourrait il vivre cette soirée sans lui ? Impossible de chanter sans cet appareil ce serait une catastrophe !! Vu la catégorie du public il allait se faire lyncher, ridiculiser, décrédibiliser, sa réputation en prendrait un sérieux coup !! vous vous imaginez le plus grand chanteur de tous les temps qui trafic sa voix ? L'arnaque totale !! Il ne savait comment faire pour se sortir de ce guêpier !! il ne pouvait plus faire machine arrière. Tout le monde était là à attendre sa magnifique prestation l’œil exigeant !! que pouvait il faire ? Il tenta bien d'avertir le propriétaire qu'il avait un problème, il inventa n'importe quelle excuse, mais il n'en eut que faire il voulait qu'il chante il était payé pour ça, c'était les 18 ans de sa fille et lui faire plaisir était tout ce qui importait. Si il partait il serait grillé dans sa profession. Il n'eut donc pas le choix, il se mit en place et la mélodie commença et il commença à chanter et à sa grande surprise sa voix fut aussi magnifique qu'avec son appareil, il en fut si surpris qu'il eut un blanc et repartit de plus belle !!! Incroyable plus besoin d'appareil il pouvait chanter librement un vrai miracle !! Même les plus coincés et difficiles à contenter de la soirée furent éblouis par son concert !! Et lui reçu le magnifique cadeau et la fierté d'avoir pu chanter en live sans artifice !!

 

Anne D.

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:24

                 Dans une contrée lointaine au doux nom de vallée de l’eau, une de  ces belles régions vallonnées encore sauvage, coulait une magnifique rivière claire et pure. Un village était né  à proximité de celle-ci et elle apportait aux habitants une ressource inépuisable : ils s’y baignaient, s’y lavaient, prenaient l’eau pour la cuisine, lavaient leur linge, y buvaient… Elle faisait même le bonheur des animaux qui s‘y abreuvaient. De magnifiques poissons sillonnaient son cours. Elle faisait vivre toute la vallée et la vie y était belle et tranquille....

 A  suivre....

 

Anne D.


 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:27

       

             Un jour, une énorme boule entourée d’un nuage de fumée blanche arrosée d’éclairs, atterri à grande vitesse sur terre. Plus exactement dans une cours d’école dans le village de Castagnède  avec  grand fracas. C’était la récréation à ce moment là et les enfants jouaient, riaient, se disputaient comme tous les jours. Une petite fille se tenait  un peu à l’écart lorsque l’objet tomba quasiment à ses pieds. Elle resta tétanisée. Regardant  autour d’elle, elle vit que personne ne semblait réagir. Les autres continuaient leurs jeux, leurs cris, sans se rendre compte de rien.

            Une vieille dame les yeux exorbités, les cheveux hirsutes, sortie du toit de l’engin avec, entre ses mains, un objet tenu précieusement.  Elle tendit celui-ci à l’enfant en criant : « petite ! Prend cette précieuse machine avant qu’on ne me la vole, elle ne doit pas atterrir dans les mains de ceux qui me poursuivent ce serait une catastrophe ! Ils l’utiliseraient pour une mauvaise cause  tu m’entends ? Une catastrophe ! Ne la perd pas prends en soin !!! Elle lança l’objet qui atterri dans les mains de la fillette qui ne bougeait toujours pas, et dans un horrible hurlement et une lumière aveuglante, elle disparu, sa machine avec elle. La petite, choquée,  ne bougea pas lorsque la sonnerie, annonçant la fin de la récréation, résonna. La maîtresse l’interpela : « Chloée que fais tu ? Il est l’heure d’aller en classe ! Tu n’as pas entendu la cloche ? » N’observant aucune réaction de sa part elle se rapprocha et la secoua doucement par l’épaule. Chloée sortie enfin de sa torpeur et  retourna en cours avec son mystérieux objet que personne ne semblait remarquer à part elle. A la fin de la journée elle rentra chez elle.

            Sa mère ne s’intéressait pas vraiment à elle, trop d’enfants à s’occuper : 4 dont le plus petit âgé de 3 mois, sa fille existait uniquement lorsqu’elle avait besoin d’elle pour l’aider. La petite grimpa directement dans sa chambre où elle observa  l’objet sous toutes les coutures se demandant ce qu’elle pouvait bien en faire, à quoi il pouvait servir, qui pouvait vouloir le lui prendre et pourquoi ? Elle entendit sa mère lui crier de venir l’aider. Elle planqua l’objet dans une boîte à chaussure où elle mettait tous ses petits trésors et descendit rejoindre celle-ci.

            Sa nuit fût agitée, elle voyait des éclairs, la vieille échevelée avec ses gros yeux qui lui criait de faire attention et sentait une ombre mauvaise planer sur elle. Elle se réveilla plusieurs fois apeurée se sentant observée !

            Le lendemain, après avoir aidé sa mère, déjeuné, elle parti pour l‘école. La journée se déroula normalement ce qui laissa penser à Chloé qu’elle avait rêvé. Seulement, le soir, seule dans sa chambre elle vit que l’objet était toujours là et à la nuit tombée il commença même à projeter une lumière sortant de petits trous qu’elle n’avait pas vus au premier abord.

            Au dehors 2 personnes l’observaient au travers de la fenêtre de sa chambre. Elle se coucha sans se rendre compte de rien.

            L’école accueillit un nouvel élève Enzo qui se trouva être dans sa classe, ils devinrent vite inséparable. Il lui confia que sa sœur était malade, qu’il était très triste et qu’il avait entendu parler d’un objet exhaussant les rêves, que quelqu’un l’avait volé et qu’il serait tombé pas  très loin d’ici, il le cherchait désespérément  pour sa sœur. La petite fit mine de rien et lui répondit qu’elle était triste pour lui mais qu’elle n’était pas au courant.

            Se rendant chez elle, elle commença à se poser des questions sur  l’objet qu’elle détenait, pourrait il être celui que cherche Enzo ? Exhausse-t-il vraiment des rêves ? Comment marche-t-il ? Pourquoi voudrait-on le lui voler ? Pour en faire quel mauvais usage ? Et comment Enzo est il au courant puisqu’elle est sensée être la seule au courant ?

            Soudain, par la fenêtre grande ouverte de sa chambre elle vit une tête. Elle cria, prise de panique ! Une personne était là dehors la regardant. Elle lui dit : « n’aie pas peur ! Je ne te veux aucun mal je suis là pour la machine, pour te guider. Ton nouvel ami est un traitreil travaille pour ceux qui ont tué la vieille dame qui te l’a donné  laisse moi t’expliquer l’histoire je t’en supplie !! Notre avenir dépend de toi ! ». Après une longue réflexion, elle décida de lui faire confiance et l’aida à rentrer dans sa chambre. La dame se prénommant  Angeline dit venir d’une autre planète qui a été décimée par ces méchants parasites. « En fait l’objet que tu détiens permet le rêve, donne de l’espoir aux enfants et autres malheureux. Il redonne un peu de vie et de joie aux gens. Seulement ces êtres néfastes veulent le détruire pour dominer et anéantir l’humanité car si les enfants n’ont plus de rêves, d’espoirs, ils vont sombrer dans la souffrance et la tristesse et leur parents désespérés mourront avec eux et c’est la fin ils auront ainsi le contrôle tu comprends ?  Crois moi ils sont dangereux fais moi confiance ! »

            Chloée, perdue, ne savait que croire et ne comprenait  pas pourquoi elle avait été choisie pour garder cette chose  !! Plus tard, un de ces frères tomba gravement malade. Elle demanda conseil à Angeline pour la machine car si elle exhaussait  vraiment les rêves, elle en avait besoin pour sa famille, c’était urgent ! Et notre inconnue de lui expliquer le fonctionnement de l’objet : il doit se charger au soleil pour ressourcer la lumière et faire qu’il y ait une multitude de couleur qui se propageront sur celui ou celle qui le maintien ce qui provoquera une poudre de rêve envoyée sur la personne malade.

            Elle la remercia  et se mit en route vers l’hôpital l’objet caché sous son manteau et là elle voit Enzo avec son air d’enfant innocent s’approchant d’elle : « je crois que tu as quelque chose qui nous appartient ! » et elle de répondre « ce n’est pas vrai laisse moi passer je vais à l’hôpital voir mon frère qui est gravement malade ! » « Et alors je m’en fiche ! Nous tout ce qu’on veut c’est l’objet pour accomplir notre destinée ! Tu dois être au courant non ? » « Comment peux-tu être monstrueux à ce point ? Tu n’as donc pas de cœur ? » « Eh non !! Allez donne le moi je ne suis pas venu seul ! Je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose !! » Comme elle refusa plusieurs personnes l’air diabolique, sortant de leurs cachettes  lui tombèrent dessus et lui volèrent son appareil. Chloé est par terre, elle pleure. Angeline vient à sa rescousse mais trop tard ! Son frère va très mal et ils ne savent pas comment récupérer la boîte ! Elle est tellement triste !

            Un soir elle a une vision, elle voit l’objet s’illuminer alors qu’elle ne l’a plus. Comment est ce possible ? Elle en parle à Angeline qui dit « écoute ton cœur c’est pour cela que l’on ta choisi car tu ne perds pas espoir, tu as un grand cœur et du courage ! » elle écoute son conseil. La boîte se met à lui envoyer des lettres brillantes et lumineuses : appelle mes couleurs avec ton cœur ! Ce qu’elle fit et  la boîte apparue comme par magie devant elle ! Peu de temps après, les méchants arrivèrent pour  la reprendre et là elle utilisa la machine contre eux en leur envoyant de la poudre de rêve et d’espoir, mêlée d’un peu de magie, tout ce qu’ils détestaient et cherchaient à détruire  ce qui les anéantis ! Et ce fût la fin de leur règne !

             Et voilà ! A l’aide d’un peu de magie et de rêve, son frère guérit au bout du compte.

 

 

Anne D.

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:32

 

                   Ce voyage je l'attendais depuis longtemps et enfin je l'ai fait ! Je ne m'attendais pas forcément à partir en guinée car c'est un pays qu'on connaît peu et dont on n'entend pas forcément parler. En fait je fais de la danse dans une association Baga percussion cela fait longtemsp que je les connais. Dans les conversations j'entendais parler de ce voyage, certaines me racontaient ce qu'elles y avaient vécu, d'autres rêvaient de ce qu'elles allaient y vivre donc ça m'a donné envie. Cette association est tenue par Yves, un musicien qui vient de là bas et sa femme. Il nous a fait connaître son pays, sa culture, son village...C'est un voyage équitable qui propose une juste rémunération des prestations locales et une participation au financement de projets locaux. Il est riche en échange, en solidarité et en couleur. Il permet de pratiquer la danse et la musique tout en ayant un contact régulier avec les locaux, en découvrant leur façon de vivre et leur culture. C'est ce voyage que je vais vous présenter ce soir.

 

 

IMGP0626

 

 

                Le 27/02/2010 départ pour l’aéroport je me suis fait aidé dans mes démarches car je n’ai pris qu’une fois l’avion dans ma vie, j’avais 16 ans pour aller en Angleterre. Donc arrivée à l’avance puis montée dans l’avion à 7h20. Et là le décollage j’ai eu une sueur froide, des palpitations, j’ai cru que j’allais mourir ! Heureusement les personnes qui m’entouraient étaient assez sympas et patiente !!

 

Arrivée à Paris pour une escale d’au moins 3h avant redécollage. Ce qui m’a frappé lors de cette escale c’est que les Africains qui revenaient au pays étaient tous habillés chics avec le costard, les lunettes classes, le chapeau… alors que toi pauvre foté (blanc) tu t’habilles simple voir comme un local pour ne pas tenter le diable ! Ça tue !

 

Ça allait un peu mieux dans l’avion car, comme on y restait plus longtemps on avait la musique, les films, et j’étais en la bonne compagnie d’une femme Guinéenne de Conakry et sa petite fille avec qui j’ai discuté pas mal plus d’autres dames de Conakry qui se sont jointes  à nous ce qui m’a fait oublier la peur de l’avion heureusement !!

 

Arrivée : Conakry pour notre stage de danse et djembé, but de notre séjour, avec l’association Baga percussion, le soir à 19h (une heure de décalage : quand il est 20 h en France il est 19h en Guinée). On était 9 plus les 2 organisateurs.

 

Dès ma sortie d’avion une chaleur intense, lourde, irrespirable m’a envahit, je me suis dit ça promet ! Après avoir récupéré mes bagages, j’ai rejoint le groupe qui m’attendait : ouf j’étais enfin arrivée ! L’aéroport grouillait de monde : badauds, vendeurs ambulant, échangeurs d’euros en franc guinéen (soit dit en passant pour 100 euros tu as environ 1 000 000 de francs guinéen ce qui veut dire que tu es « riche » et tu as une bonne liasse de billet en petite coupure !!)

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Après une attente assez longue mélangée de conversations, de présentations d’amis, de personnes qui allaient nous accompagner durant le stage…, nous voilà en voiture. Mais depuis mon arrivée j’ai l’impression que tout ce qui m’arrive est irréel tellement je n’arrive pas à croire qu’enfin je l’ai fait, j’ai voyagé en Guinée, en pays Africain.

 

Au début les routes sont correctes mais dès qu’on arrive dans le quartier du lymbaya, lieu de notre séjour, elles se transforment vite en piste avec de grosses crevasses et de la poussière partout. On est enfin arrivé dans la villa. Nous dormons par terre sur nos matelas de camping avec la moustiquaire car le paludisme est très présent donc mieux vaut se couvrir le soir  de vêtements imprégnés et d'aérosol antimoustique. Il n’y a pas toujours d’électricité et parfois c’est dur avec une lampe électrique pour bien voir  et retrouver les choses, mais on s’adapte très bien. Il y a 2 salles de bain qui ne sont pas très hygiéniques, l’une d’entre elle a une douche avec juste un robinet et pas de pommeau de douche, les WC sont n'ont pas de chasse d’eau, il faut y verser un seau d’eau afin que le tout s’en aille.

 

Après une courte installation, on est parti se balader non loin de la maison pour acheter des bricoles car il y a tout un tas de petites boutiques partout,  qui vendent pleins de choses comme des cigarettes,  des bougies, des fruits… (le tout dans un noir total, vu qu’il n’y a pas toujours l’électricité, c’est pourquoi on voit pas mal de lampes torches dans les rues,) ou des spécialisées comme des couturiers, des salons de coiffure, des bars…Dans les rues, des gens partout de tous âges circulant avec les chiens, les poules et poussins, les voitures…

 

Après cette petite excursion on a mangé (mangue, poisson séché, patate douce, un peu épicé) et décidé d’aller boire un verre dans le quartier. Dans le bar, assez sympa, ils y passaient de la musique française mais style nostalgie (Marc Lavoine) et musique internationale des années 80 c’était marrant ! Après on a fait un tour un peu plus loin on s’est arrêté manger des brochettes de viande de dindon épicées pas mauvais du tout mais bien gras ! On s’est baladé tard mais il y avait toujours du monde et  les boutiques ouvertes. Puis on est rentré à la villa.

Un jeune Africain qui se trouvait avec nous, m’a collé toute la soirée (il a tenté sa chance avec toutes les filles : il a vu un troupeau de dindes arriver il s’est dit chouette ! super ! il ne savait plus où donner de la tête !!  Alors une nouvelle dinde qui arrive et c’est la fête !), bien entendu le tout dans le respect, la situation m'a amusé car c'était rigolo de le voir faire !! Lorsque l'on est rentré, nous a montré des pas de danses improvisés, vu qu’il est danseur et musicien dans une compagnie, et il était là : ouah ! Super ! Ça nous a fait rire.

 

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L’école à Conakry : il y en a peu : collège, lycée, université et parfois tout le monde tourne dans la même classe. Ils portent des uniformes de couleurs différentes selon la classe : maternelle, primaire, collège, école coranique, lycée mais dès qu’ils arrivent à l’université l’uniforme n’existe plus, chacun est libre de porter ce qu’il veut.

 

                Le 28/02/2011, le matin après le petit déj. Petite ballade puis préparation pour le voyage à Katako. On devait partir à 11h30 mais on est en Afrique et là bas on attend et on n’est pas pressé, en plus on vit sans montre, sans heure (une première pour moi) alors avec le groupe on s’est occupé : certains ont pris les djembés et ont joué des rythmes et nous on a dansé des chorées que l’on connaissait de France. Après le chargement des voitures on est enfin parti vers 15h30. Je me trouvais dans la voiture des artistes (ouah !) À 4 derrière serrés comme des sardines ! On a mis de l’essence, prit de quoi boire, grignoter et départ une bonne fois pour toute.

 

Je ne connaissais pas du tout Conakry, je m’attendais à un semblant de ville tout de même, mais le chemin que l'on a pris    pour aller à Katako était horrible ! des ordures partout, certaines en train de bruler, de la pollution, des gens partout, des boutiques faites avec les moyens du bord en tôle et plastiques, l’air était chaud et irrespirable entre les odeurs de pollution de part les voitures qui crachaient noires, de bruler, la poussière de la terre rouge au sol, on aurait vraiment dit un bidonville ! En plus les animaux mangent dans les détritus et boivent l’eau croupie et sale Beurk !! Mais bon heureusement on n’est resté à Conakry que peu de temps, malgré tout on y a fait de bons contacts car les gens sont très gentils et ouverts.

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Quelques heures plus tard on voit enfin un peu de végétation, le paysage change et devient magnifique.

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 Sur la route, tu te demandes comment certaines voitures arrivent à rouler, les vitres sont parfois cassées ou avec de gros impacts (ils ne connaissent pas carglass LOL), elles sont bricolées comme elles peuvent, vieilles, branlantes, mais surtout chargées à bloc : 10/12 personnes dans la voiture sans compter ceux qui sont à l’arrière et sur la galerie et flanquées d’un immense chargement sur le toit qui tient comme il peut ! En plus ils roulent super vite ! Il n’y a aucune règle et, en dehors de ronds points et quelques stops, il n’y a quasiment aucun feu. Mais elles fonctionnent il n’y pas plus d’accident que ça, par contre ils klaxonnent beaucoup mais ne s’énervent quasiment jamais alors que les gens roulent n’importe comment et qu’il en arrive de partout c’est hallucinant ! Et les flics sont là sur le bas côté à te saluer en rigolant !! Mais que fait la police ???? LOL.

 

Enfin de beaux paysages magnifiques ! Et sur cette piste on a croisé énormément de gens, certains qui savaient où ils allaient et d’autres qui attendaient sur le bord on ne savait quoi en nous observant  passer ! On a croisé des animaux aussi (poules, chats, chiens, chèvres…), des villages en bord de route, ce qui m’a étonné, mais on m’a dit qu’avant ce chemin n’existait pas mais les villages étaient déjà installés alors lorsqu’il y a eu la route ils se sont retrouvés au bord, malheureusement pour eux. Devant les cases il y a une avancée en paille avec des sacs remplis dessous, j’ai appris qu’ils y stockaient le charbon et des bricoles à vendre sur les marchés ou autres.

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Enfin une péripétie ! Car on ne part pas en Afrique sans péripétie il faut le savoir ! Une panne de notre voiture, la courroie apparemment, en plus les vitesses ne passaient plus, bref pleins de problèmes (alors que la voiture avait été révisée le matin LOL !). On s’est donc arrêté sur le bas côté. Dans la voiture de derrière,  la musique tournait à fond : waka, waka, le tube de l’été  ! tous sont  sortis en dansant et en chantant et on a suivi, sauf ceux qui réparaient la voiture bien entendu, il faut bien qu’il y en ait qui travaillent pendant qu’on s’amuse non ? Franchement c’était super ! Au lieu de s’énerver comme on le fait souvent en France on a subi la panne en danse, chant, rigolade et musique ! trop classe !! Surtout au milieu de nulle part avec un beau paysage ! On est reparti, il faisait chaud surtout serrés comme on l'était. En plus les routes sont aléatoires avec des trous des bosses, t’es secoué comme un Orangina ! On s’est arrêté dans des petits villages pour se dégourdir les jambes, acheter de quoi grignoter… car la route est très longue et pas confortable. Bien entendu comme on était pas mal de blanc on a eu des attroupements de vendeurs ambulants (noix de coco, bananes séchées, poissons séchés, œufs, beignets…) de badauds, etc… ils essayaient tous de nous vendre un maximum de produits forcément !!

 

2ème panne sur la route, toujours notre voiture, la nuit commençait à tomber, la boîte de vitesse ne marchait quasiment plus, on avait plus de lumière et en plus ça chauffait ! On s’est arrêté devant un petit village et pareil musique danse chant ! Au début il n’y avait qu’un enfant à côté d’un camion qu’il avait fabriqué en bois. Puis, vu l’animation : la musique, la danse, les chants, les rires, toute la famille est arrivée et à applaudi en disant foté ! (blanc), ils étaient content de nous voir car c'est rare l'animation dans le coin surtout faite par des fotés ! Notre prof de danse a elle aussi fait son show c’était trop génial !! Reparti, après cet interlude, et encore une panne cette fois pour de bon impossible de redémarrer. Encore un attroupement de gens et d’enfants dont un qui discutait avec moi jusqu’au moment où il m’a dit : «dès que je te vois tu me plais » sauf qu’il avait dans les 10 ans et que j’aurai pu être sa mère. On lui a dit de partir ! Ça craint !! (en même temps peut être qu'il ne savait dire que cette phrase ou qu'il a cru dire je t'aime bien ? va savoir !!)  Les musiciens sont restés avec la voiture en panne à voir pour se faire dépanner et moi je suis montée sur les genoux de la co-présidente de l’association, ce qui n’était pas top avec les trous et les bosses mais comme j’avais quasiment le nez sur le pare brise et qu’il faisait nuit j’ai pu observer un ciel magnifique rempli d’étoiles, vu que dégagé de toute pollution lumineuse, et après une courte halte je suis montée sur les genoux d’un gars du groupe qui me faisait des massages du dos (il est kiné) en parlant donc c’était plus agréable LOL ! Enfin 7h de trajet c’est long heureusement qu’il y avait la musique et l’ambiance. Puis arrivée dans un super village : Katako de nuit tard. Des gens nous attendaient dont le petit Ernest un bébé qui ne dormait pas encore. Puis ce fût les présentations et les bonjours avant de s’installer dans nos cases et de manger et de dormir.

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                01/03/2011 Le matin on s’est levé tôt à 8h, ce qui fait qu’avec 2 personnes du groupe on est allé se balader dans le village en prenant la piste principal. On y a croisé tous les villageois qui nous ont salué et dit « ça va ? » tous très polis. On a croisé des chiens, des poules, chèvres, chat, etc… dans une belle végétation et un superbe village avec de magnifiques cases de tous styles. On a croisé des enfants en costume bleu qui voulaient une photo, ils nous ont suivi tout du long, je me demandais pourquoi, mais en fait  leur école maternelle catholique était sur notre chemin ! D’ailleurs tous les enfants qui étaient déjà rentrés dans la cours se sont précipités pour nous saluer ! On est allé jusqu’au bout du village où il y avait un champ avec en fond de la brume et des cocotiers et autres végétations magnifique ! Au retour on est repassé devant l’école et on est resté à écouter les enfants qui chantaient, puis on a été interpellé par la sœur qui enseigne ici pour parler un peu, très gentille. Ensuite sur la route un papi nous a parlé, puis un membre de la famille du président de l’association qui nous a accompagné jusqu’au campement. Ici la langue utilisée est le sousou. Ensuite petit déjeuné avec le groupe puis danse (tiriba) de 10h à 13h en pleine chaleur avec un attroupement d’enfants, d’adolescents et d’adultes nous regardant parfois amusés allant même jusqu’à rire de nous en disant eh foté ! Bien en tendu sans méchanceté aucune !! (forcément eux dansent au berceau et c’est naturel, ils dansent magnifiquement bien !). Après douche avec de l’eau du puits mis dans une bassine, et une calebasse pour se la verser dessus, dans une petite case aérée, le repas est pris à même le sol avec de l’eau en bouteille car l’eau n’est pas potable où alors il faut aller la chercher à un forage et y mettre une pastille de micro pur dedans pour la boire, puis repos et enfin  djembé (rythme yankadi) il fallait voir le premier cours on était trop nul en plus je ne comprenais rien je n’y arrivais pas et car il est vrai que je suis plus danseuse que musicienne ! Mais c'est bien de voir aussi l'autre côté ça permet d'apprendre beaucoup de choses !! Enfin notre prof a gardé ses cheveux sur la tête tout le temps donc ça va !! Le soir spectacle de bienvenu avec une fête traditionnelle : danse du mariage baga autour du feu avec le masque qui représente la déesse de la féminité DEMBA puis soirée entre nous au clair de lune vu que pas d’électricité, avec juste le reste du feu du spectacle, mais ce qui est bien c’est que l’on voit très bien les étoiles, le ciel est magnifique et dégagé ce qui est rare à voir pour nous ! On a essayé de chanter des répertoires de musique Française aux Africains mais le résultat n’était pas top vu qu’on ne se souvenait pas des paroles ou que l’on chantait des chansons paillardes, mais franche rigolade !!

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                Le 02/03/2011levé tôt, petit déj. et danse sous la chaleur, puis douche, puis repas avec discussions, puis café, puis départ pour Kamsar, une ville qui est à 12 km sur une piste faite de trous et de bosses et poussiéreuse,  pour aller au marché.  Sur la route, à peine sortie du village, on a vu pleins de rizières de part et d’autre de la route, des gens qui marchaient et des femmes portant des choses sur la tête. Arrivé au marcher, il y a eu un problème avec la voiture de la co-présidente, qui a eu la mauvaise idée de ne prendre que des blancs à son bord. Ce qui fait qu’à un moment elle a tourné pour chercher une place pour se garer et s’est faite arrêter par un flic lui disant qu’il y avait un sens interdit (alors qu’il n’y avait aucun panneau), que les locaux le savait bref, vu qu’elle discutait il a menacé de dégonfler les pneus si elle ne payait pas ! Ça a duré un moment heureusement, les gars africains de notre groupe sont arrivés et s’en sont mêlés ! (en plus des musiciens on avait des militaires pour nous accompagner jsutement pour éviter ce genre de problème car le pays est corrompu et un peu instable). Pourtant  ça ne les dérangent pas de voir des voitures bondées autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les personnes sans ceinture, chargées comme des mulets roulant vite, au contraire ils saluent les gens, leur font des sourires, blaguent avec eux !! Ça tue !! Mais que fait la police ???? LOL. Un africain ami de notre président, qui possède une île (l’île de Taïbé) nous a accompagné au marché et très vite je me suis retrouvée entraînée seule avec lui. Il m’a conseillé  dans mes achats, guidé, m’a parlé de pleins de choses intéressantes, bref sympa. Ce qui fait qu’une fois fini le marché, comme les autres n’étaient pas encore là et qu’il faisait très soif je lui ais offert un verre. Cette ville est moins pire qu’à Conakry puisque plus petite, mais polluée, bruyante, poussiéreuse, sale et le marché fatigant ! 

Ici il faut marchander les prix, c'est comme ça c'est leur tradition même si cela peut être gênant vu leur niveau de vie très bas alors que le produit est fait main et très beau !!

Ensuite on a attendu à la voiture que le groupe arrive et départ pour Katako. L’activité djembé s’est faite tard vers 20h presque dans la nuit ! Puis ce fut le repas et soirée musique/chant/danse qu’on a prolongé entre nous à la suite, encore mêlée de chants français et blagues…. On a essayé de boire du vin de palme et je peux vous assurez que c’est dégueulasse ! Mieux vaut la bière !!

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Anecdote : je ne sais plus à quel moment du séjour mais nos cuisinières et notre prof de danse lors des présentations, nous ont donné un prénom africain (c’était Mondo pour moi) et dans le groupe il y avait un Africain et bien sûr on lui a demandé de se présenter et devinez comment il s’appelait ? Robert (nous on s’attendait à un prénom typique de là bas alors que non il portait un nom bien français LOL.)

 

                Le 03/03/2011 toujours pareil, petit déj en discussion avec des enfants autour, puis lavage de linge en tirant l’eau du puits dans des seaux (on a bien sûr demandé à un mec de nous aider il faut bien qu’ils bossent ces mecs sinon ils servent à quoi ? LOL) et on s’est mis sur un genre de plaque de béton pour le laver avec une brosse entouré d'un groupe d'enfants qui nous regardaient avec curiosité ! Ensuite danse iolé avec gros attroupement de familles et enfants seuls. Ensuite douche et repas. L’après midi, vu que l’on avait acheté du tissu au marché on est passé chez le couturier du village pour se faire faire des habits (robe et jupe pour moi). En revenant, on est passé par d’autres chemin du village notamment une petite forêt et on a vu un champ de manioc, un arbre à noix de cajou, des cocotiers, des manguiers, des petits fruits qui ont un goût de prune poire patate douce, des fruits de palme et la préparation de l’huile de palme. Là un monsieur un peu âgé est venu discuter avec moi me disant  que je devais lui payer le voyage pour aller en France car il était pauvre, que les blancs et les noirs étaient pareils. Dans la conversation Je lui ais dis que je ne connaissais le manioc que sous la forme alimentaire et il m’a dit toi tu ne fais que manger ! Alors que c’est la première fois que je viens en Afrique, forcément il y a pleins de choses que je ne connais pas !! et surtout tant que l'on est pas allé là bas on est loin de s'imaginer le décallage, la pauvreté, le manque de moyens pour tout (électricité, eau potable...) bref ça m’a saoulé, heureusement qu’il n’a pas continué le chemin avec moi !

 

Le soir djembé avec le président de l’association, repas puis soirée et gâteau d’anniversaire pour sa femme. (Je ne sais pas ce que je faisais soit des photos, soit discuter, mais le gâteau m’est passé sous le nez je n’ai pas pu y goûter dégoutée !! car c’est la première fois que l’on a eu un vrai gâteau, car là bas les gâteaux style gaufrettes au chocolats ou autres que l’on achetait sur les marchés étaient dégueulasses ! Après ça encore un spectacle qui fut le même que le premier, ou peut-être la suite ? sur le mariage baga avec le masque…

 

Anecdote, durant le séjour, un jeune gars avec qui je discutais et voyant que je faisais des photos souvenir m’a dit qu’il voulait mon torse en souvenir, je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire je pense qu’il s’est mal exprimé et qu'il voulait juste une photo de moi !!  De toute façon je n’avais aucun moyen de lui donner la photo qu’il demandait. Car ils ne parlent pas toujours bien le français.

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                Le 04/03/2011 levé tôt et départ pour l’île de Taïbé. Encore en surnombre dans la voiture !! On est passé devant Kamsar puis quelques km plus tard on est allé vers un restaurant en bord de mer, de là on pouvait prendre la pirogue à moteur en direction de l’île. Après l'installation, attente comme toujours ! Puis enfin le départ  !! Le paysage sur la route était très beau et sauvage ! Puis accostage les pieds dans l’eau sur l’île. Elle était magnifique sauvage avec des palétuviers, des pêcheurs, à l’arrière, des rizières, une forêt, dont un coin sacrée, de grosses coupelles (on se demandait à quoi elles pouvaient bien servir et j’ai appris qu’ils faisaient y des sacrifices pour le diable-génie pour que l'île et ses habitants aient tout ce qu'il faut ! ça fait peur !!) bref super cadre, super plage et en plus on était tout seul ! Donc on a été se baigner et jouer à des jeux comme des gosses : bataille, on se montait dessus,  le gros délire !! Puis on a mangé, cette fois pas de couvert on a essayé la méthode africaine avec la main droite, il fallait pétrir le riz en sauce, en faire un genre de boule la mettre vers les doigts et la gober ! Eh bien je ne vous raconte pas le désastre ! Surtout que les plats qu’on mange sont gras et pleins de sauces bien colorées on en avait un peu partout sur le visage, le corps et autour de nous ! (espérons qu’au moins c’était bon pour la peau) en tout cas on avait l’air tâche ainsi barbouillé !! Après on s’est reposé car c’était la marée basse, l’eau était loin et le sol n’était plus que sable un temps puis vase gadouilleuse où tu t’enfonces allègrement ! Puis danse doudounba (en plus des 2 autres que l’on a appris), puis  de nouveau plage avec beaucoup de courant, puis repos tranquille. Le soir j’ai visité l’île avec son propriétaire, pendant que les autres faisaient du dje mais on n’a pas pu tout voir !! J’ai rencontré les pêcheurs et quelques villageaois. Il m’a expliqué qu’il voulait en faire un site touristique donc je lui ais conseillé de surtout faire dans l’éco tourisme sinon son île ne ressemblera plus à rien elle sera défigurée par les promoteurs et ce sera un désastre ! Il faut qu’elle reste préservée comme elle est autant que possible ! Style y mettre un camping ou des cases aménagées sinon catastrophe !!

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La nuit commençait à tomber quand ils ont commencé à s’activer pour rentrer (alors qu’il n’y a pas de lumière sur une pirogue, on ne te voit pas et tu ne vois rien non plus !!). Il y avait des vagues quand on a commencé à embarquer, ça secouait beaucoup et on se faisait asperger d’eau  !! Et forcément il faisait nuit et un peu froid quand on est arrivé au restaurant ! Le soir repas puis djembé rythme tiriba.

 

                Le 05/03/2011 dernier jour au village, on était trop triste ! les gens étaient tellement accueillant, gentils toujours bonjour ça va, à nous parler,  on nous a même offert des cadeaux (un collier de notre prof de danse et un, pour ma part, d’un villageois après qu’on ait un peu discuté, c’était un collier avec le masque DEMBA, dieu de la féminité représenté dans le mariage baga.

 

Donc, ce dernier jour, j’ai voulu faire la lessive seule comme une grande c’est à dire prendre 1 bassine et chercher l’eau au puits. Il est vrai que c’était lourd et pas pratique mais je me débrouillais pas mal, je pense, mais bon je suis une foté !! Et une maman a dit je ne sais quoi en sousou (leur langue) et puis foté et je vois un gamin d’environ 10 ans arriver, me donner une bassine, prendre le récipient  pour tirer l’eau du puits et me servir, j’étais gênée quand même qu’un enfant qui s’occupe de moi !! Ce qui fait que pour le remercier je lui ai offert un crayon de couleur et une feuille pour dessiner. En plus il y avait pleins de petits qui se moquaient de moi en rigolant et disant foté ! eh oui un blanc ça ne sait pas se débrouiller apparemment, en plus de ne pas savoir danser et ça les fait rire !! LOL !! Bien entendu il n'y a rien de méchant là dedans, c'est juste une différence de culture et de mode de vie !!

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Après cet épisode on est allé à l’école porter les cahiers, crayons, livres que l’on avait amenés, on a visité les classes, discuté. Ici, pareil qu’à Conakry ils ont des uniformes et les classes vont de la maternelle au collège et fonctionnent comme nos parents avant avec la 7ème, la 8ème et le certificat d’étude.

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Ensuite cours de  danse, puis repas, puis attente. Il était convenu d’aller chercher les affaires chez le couturier avant 16h car après les membres de l’association revenaient. Seulement les filles s’en fichaient. Je leur parle, personne ne m’écoute  donc je me suis levée pour y aller seule. Malheureusement je ne savais pas où c’était, je demande donc aux cuisinières, elles me disent attend. OK. Après une demi heure je vois notre prof de djembé qui arrive je lui demande il me dit je ne sais pas où c’est, attend ! Au bout d’une demi heure on me dit voit avec Dieu (un militaire qui s’appelait Dieudonné mais surnommé Dieu car Dieu est avec nous et nous protège tout au long du chemin !) seulement où est Dieu ???? Enfin un quart d’heure plus tard il pointe son nez ainsi que les filles (soi disant qu’elles n’avaient pas entendu ce que je disais alors que j’ai la voix qui porte mais bon Grrrrr) oui j’ai vu Dieu mais après je ne l’ai plus vu donc j’ai encore attendu cette fois avec les filles, et lui, il était entrain de discuter tranquillement de la pluie et du beau temps Grrrr ! Et enfin on est parti prendre nos affaires chez le couturier et refaire un tour du village en passant par la maison de Dieu et ses terres (magnifiques paysages) avec quelques arrêts chez sa famille pour dire bonjour !!

 

 

Le repas : on mangeait pas mal gras et riche : poulet riz sauce et poisson frais grillé ou séché sauce, souvent épicées et parfois bananes plantains et patates pour accompagner le poulet avec une sauce à l’oignon, aussi des mangues avec poisson et patate douce et des feuilles de manioc, cela ressemblait à des épinards en plus foncé, avec de la peau de vache, et plus rarement semoule en accompagnement et des crudités et aussi du poulet avec sauce à l’arachide. Et ce qu’il y a de bien là bas c’est que tu vois ton poulet vivant avant de le manger car il le ramène devant toi attaché, du marché. Une fois même ils ont mis ce poulet vivant dans le garde manger qui était à côté de la chambre des filles alors forcément le soir quand tu as envie de dormir et que tu entends : cot, cot, cot pendant des heures c’est pas cool surtout quand tu sais que le lendemain il sera dans ton assiette ! Alors elles ont demandé à ce qu’il soit déplacé.

 

Après la balade chez le couturier on a fait un peu de djembé entre nous, vu que l'on est pas parti à l'heure et des photos de tout le groupe, des enfants, des villageois et surtout dit au revoir  tristement car c’était un peu magique là bas ! Le départ s'est fait très tard, bien entendu, on a attendu comme vous le savez !!

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Ce qu’il y a de bien là bas c’est qu’ils tardent toujours pour mettre de l’essence alors forcément au bout d’un moment il n’y en a plus et il faut en acheter dans des échoppes sur la route dans des bouteilles plastique car vous vous doutez bien que sur les routes désertiques et les petits villages il n’y a pas vraiment de station essence ! La route a été longue. On s’est arrêté 2 fois pour manger de la viande de dindon épicée et grasse avec des oignons et un peu de sandwich, plus une panne d’essence et arrivé à 4 h du matin à Conakry. En plus on a remangé un peu là bas mais c’était tellement bon qu’on a craqué ! (ils nous attendaient vers 21h/22h soit dit en passant !!)

 

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                Le 06/03/2011 le matin réveil tard, discussions et petit déj. Puis ville  pour changer de l’argent et acheter des bricoles dans le coin avec quelques personnes du groupe, les musiciens et la prof de danse. Pour une fois ils étaient pressés, j’avais commencé à laver mon linge dehors pensant avoir le temps et on m’a interpellé disant qu’il fallait partir (ça m’a étonné !) et quand je suis rentrée mon linge était lavé et étendu  (c’est un peu gênant quand même !). Enfin, J’ai pu voir un Conakry un peu plus correct que ce que j’avais vu pour aller à Katako, ça faisait un peu plus ville, on a vu des jardins, le palais du peuple, un quartier riche, un centre culturel de musique de Guinée, le port sale et bruyant avec un petit marché sur la place.

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Ici les gens ne dorment jamais il  y a tout le temps de la vie partout, des échoppes ouvertes jusqu’à pas d’heure, même le dimanche, pareil pour les discothèques qu’on trouve ouverte le dimanche soir, des marchés tous les jours, des gens partout, des enfants aussi, incroyable !! Tout se fait en musique africaine et ça s’est cool ! On n’a pas d’heure, pas de montre, réglé avec le soleil ou le caquètement des animaux et ça nous va bien. Le soir, après le repas on est allé en boîte alors qu’on n’avait quasiment pas dormi la veille et qu’on était crevé mais bon on en a profité quand même, surtout que c’est la famille du président de l’association qui tient cette boîte ! Donc départ pour danser ! Au début on prend un verre mais la musique n’est pas super, un peu lente, ça ne bouge pas trop. Après il y a eu de bonnes musiques tout de même, dont la musique du voyage Waka Waka, donc on a quand même dansé , mais j’étais tellement crevée que je n’ai pas apprécié comme j’aurai du la soirée ! Pourtant des africains très sympa sont venus danser avec moi alors j’ai quand même fait bonne figure !!  Ceci jusqu’à 1h30.

 

                Le 07/03/2011 le matin levé tôt pour aller au port de Conakry pour prendre la pirogue pour la 2ème partie du séjour : île de Roome. On est parti tard comme à l’habitude ! Sinon ça n’aurait pas été drôle ! En plus on s’est pris les embouteillages en pleine chaleur avec la fumée noire des pots d’échappement, la poussière, la fumée des poubelles qui brulaient plus le fait qu’on était serrée comme des sardines derrière (j’étais avec un mec et on n’avait pas de place). Enfin on est arrivé au port surpeuplé et après une attente on est monté dans la pirogue où on a encore attendu sous le soleil en cuisant à mort sous la chaleur, heureusement toujours dans une bonne ambiance ! Enfin le départ dans un paysage magnifique en pleine mer avec des îles belles et sauvages alentour… Après 50 mn arrivée sur l’île, déchargement avec les pieds dans l’eau. Après un repos bien mérité et une installation rapide, on est allé à la plage magnifique, personne à part nous, le soleil qui se couchait, les vagues, la forêt alentour, une eau chaude bref super !! Puis on s’est mis au djembé, puis on a dansé, puis on a mangé. Après tout ça on a eu droit à un petit spectacle de bienvenu : musique et chant et un peu danse improvisée puis enfin au lit !!

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                Le 08/03/2011 levé tranquillement. Puis, après le petit déjeuner, danse, après la danse on a eu la surprise de voir 2 membres de l’association (dont l’africain qui nous avait montré les pas de danses le soir de mon arrivée à Conakry), qui n’étaient que de passage.  Ensuite repas, puis plage rigolade dans l’eau comme des gamins !!

 

Les paysages sont magnifiques et riches, ici. On a même vu un arbre à calebasse que je ne connaissais pas plus d'autres plantes et végétations superbes.

 

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Ce qu’il y a en Afrique c’est que tu te fais souvent draguer , en plus certains ne se gênent pas parfois pour te demander de les entretenir (payer à manger, à boire…) ils te regardent avec insistance, c'est parfois un peu  gênant ! Mais il suffit d'être clair avec eux, leur faire comprendre que pour toi ce n'est que copain et c'est tout !! 

 

Après douche dans une structure en dur avec l’eau du  puits, un seau et une calebasse comme à Katako et des WC ou il faut mettre un seau d’eau pour que ça s’écoule car il n’y a pas de chasse d’eau comme à Conakry mais c’est sale et ça pu l’urine même dans les douches.  Puis djembé et repas. Puis le soir jeux de gamin entre nous et le groupe on a bien rigolé !! Puis dodo !

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                Le 09/03/2011 levé tôt entre un mec qui parlait fort, et le caquètement des poules, des coqs, des oiseaux et je ne sais trop quoi encore impossible de dormir donc petite balade sur la plage seule pour ramasser des coquillages et autres bricoles. Et c’est la seule fois où j’ai eu un vrai contact avec les gens de cette île. Ils m’ont demandé ce que je cherchais, pourquoi faire, je les ais intéressé. Ensuite même programme petit déj, danse, repas, plage.

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Comme je disais précédemment, le contact sur cette île, vu qu’elle est touristique, n’est pas le même qu’à Katako, les gens ne t’aborde pas trop, il reste très poli « bonjour, ça va ? » Mais ça ne va pas plus loin, sauf une fois où des adultes, me voyant ramasser des coquillages et autres objets m’ont demandé ce que je faisais et pourquoi faire… Même les enfants sont différents, quelques uns qui viennent voir le cours le matin et se moquer de nous comme d’hab., mais quand ils nous parlent c’est pour réclamer de l’argent ou des soins c’est tout. Tout est une question d’argent  !! C'est un peu moins authentique !!

 

Le village n’est pas aussi beau non plus qu’à Katako, moins bien entretenu… Il y a une école primaire, quelques petites échoppes, un dispensaire et des vendeurs ambulants (on a mangé un de leur beignet sucré très bon !!)

 

Les filles ont amené des vêtements à faire faire chez le couturier, qui a été conseillé par celui qui possède l’île, soit dit en passant, le gars était bourré, n’avait pas de fil il a fallu lui payer, il a pris des mesures on ne sait pas comment et n’a pas mis quel tissu allait avec quelles mesures, en plus il travaillait dans le noir !! La catastrophe !! Les filles, en nous racontant, nous ont dit qu’elles allaient rire en voyant leur vêtement : trop large, tissus mélangés, trop petit, un pantalon à la place d’un haut et le pire c’est qu’elles avaient raison il a même utilisé 2 tissus différents pour un même vêtement elles étaient dégouté et ont payé moitié prix sauf ce qui était à peu près correct…

 

Donc après la plage, djembé, puis repas puis concert africain où on a dansé comme des fous avec tout le groupe, on s’est défoulé !!! On a même eu droit à la danse des militaires (ils étaient 3 dont Dieu) c’était trop marrant ! Dans leurs uniformes sérieux avec des tongues de fille !! Puis dodo.

 

                Le 10/03/2011 ramassage de coquillages et fils au bord de l’eau, puis même programme petit déj, danse soko, repas au bord de l’eau pour une fois, djembé plus tôt avec un autre des musiciens on a appris cinté et revu les autres rythmes mais comme on était dissipé et qu’on y arrivait pas trop ça l’a fait rire (je pense qu’il préférait ça à s’arracher les cheveux !) Comme ça on a profité de l’après midi à la plage et en kayak de mer pour certains. Le soir repas, puis spectacle de djembé avec un groupe d’enfant et d’adulte dont Yékéni qui était là pour faire son stage lui aussi. Il y a eu des danses improvisées et moi on m’a apporté le foulard pour danser, Heureusement que je suis passée en premier car il y avait du niveau !!

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                Le 11/03/2011 levé tôt 7h pour faire le tour de l’île à pied avec le groupe et guidé par un de nos pote Africain. On est passé dans la forêt et une partie du village et comme les pierres étaient trop glissantes pour faire le tour on a monté la colline d’où on avait une superbe vue sur tout ce qui nous entourait : l’île aux esprits, attenante à notre île (où personne n’allait car elle était hantée et maudite), Conakry et d’autres îles… Après on a rejoint les autres pour le petit déj. Puis on a eu un nouveau professeur (un africain qui a un peu perdu la tête à cause de la drogue mais extrêmement doué en danse) pendant une heure  il devait nous faire faire une chorée, seulement 30 min plus tard, il est parti, puis est revenu, mais ne tenait pas en place et a fini par partir avant la fin de l’heure. Donc on a continué avec notre prof habituelle avec chorées, chants, super !!  Ensuite on a mangé et été à la plage et cette fois tout le monde était là même les cuisinières c’était super surtout quand tu les vois rentrer dans l’eau avec des pas de danse !! Puis repas et djembé tard. Ensuite soirée entre nous, certains ont pris des djembé et nous on a dansé un peu, chanté, bref rigolé…

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La danse sous la chaleur était très dur à supporter à tel point que lorsque je m’arrêtais de danser j’avais l’impression de bruler de partout sur le corps, d’avoir le corps en feu !! C’était horrible !!

 

                Le 12/03/2011dernier jour sur cette île après le petit déj., un petit tour au bord de la plage, on est remonté dans la pirogues à 11h/11h30 ce qui est tôt quand même ! Départ pour Conakry on était triste car ça sentait la fin du séjour et on n’avait pas envie ! Retour à la maison de départ. Après le repas, repos puis couturier car je voulais faire faire un pantalon donc attente car on était nombreux mais le temps de le faire il fallait revenir le lendemain midi le chercher. Je suis donc allée à celui d’à côté mais il a fait du très bon travail donc ça va. Vers 17h30/18h on a eu droit au spectacle de Baga Foté : notre groupe de musiciens et notre prof de danse  et 2 autres membres de leur groupe : 1 femme et un homme et 2 enfants c’était magnifique même si ça a commencé à la tombée de la nuit et qu’il n’y avait pas d’électricité, enfin on s’est arrangé pour en avoir après. Après danse ensemble avec un peu de musique et djembé, vu que c’était le dernier jour pour 2 d’entre nous, ils partaient à 2h30. Puis sortie dans un bar tous ensembles genre musette africaine, d’ailleurs il n’y avait pas grand monde et la musique était lente de quoi dormir quoi ! Mais on est allé danser quand même et là on a fait l’ambiance de la soirée  c’était super mais je m’endormais tellement j’étais crevée ! On y est resté jusqu’à 4h du matin. Après enfin le lit !

 

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                Le 13/03/2011 dernier jour à Conakry et sur le sol Guinéen on part à 22h45 le soir même, donc le matin levé tôt pour aller au marché tous ensembles avec notre guide (Dieu) normal !!! On y a passé 3h au moins c’était fatigant le monde la pollution la chaleur mais j’ai trouvé tout ce que je voulais voir plus c’est tellement tentant !! Par contre on a vu un étal de viande en pleine chaleur avec les mouches dessus ça donnait pas envi heureusement que tout est bien cuit !! Après le repas on est allé avec une du groupe chercher les habits on a croisé un pote africain qui nous a accompagné. Malheureusement comme j’avais donné RDV à 12h au couturier et qu’il était presque 15h il n’était plus là ! Les boules, la couturière d’à côté a essayé de le joindre mais rien donc j’ai dis que je repasserai. En fait ce sont les filles qui y sont allées et j’ai eu mon pantalon chouette !! Après repos ! Et enfin, j’ai eu droit à un massage de la part de notre kiné, (il a massé tout le monde) il le fait trop bien et ça fait un bien fou !! On a été gâté tout de même !

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Une pintade ou un dindon qui venait nous crier dans les oreilles le dernier WE accompagné d’un deuxième, ils venaient toujours à la même heure c’était marrant mais on ne s’entendait plus parler !!!

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Et voilà c’est la fin trop triste ! Après le repas direction l’aéroport .

 

En rentrant chez moi, après 6h d’avion, vers 9h du matin, je n’avais pas dormi de la nuit car mauvaise posture, pas trop de place, peur, et le deuxième avion je suis tombée sur un bavard (alors qu’il voyait bien que je dormais à moitié)J'étais déboussolée,  un peu malade et je me demander ce que je faisais là en sortant de l'avion.

 

En tout cas c'est vraiment un autre monde là bas, une autre vie et c'est vrai que le retour en France a été très dur il m'a fallu une semaine voir plus avant de me réadapter !! Ici tout est propre, rangé, rien ne dépasse, tout est organisé, tout fonctionne...En plus il y a de la vie, des couleurs, des sourires que l'on ne retrouve pas forcément en rentrant !! En tout cas c'est un voyage vraiment enrichissant qui nous apprend à relativiser !!

 

Anecdote : les radios qu’ils écoutent ici, entre autre : cherry fm, nostalgie, et les bières : guiness, guilux, skull.

 

Un peu de langage sousou (je ne garanti pas que ce soit bien écrit c'est surtout écrit en phonétique) :

 

oungaï : on y va

fabé : vient ici

wonowali : merci à vous tous, inowali : merci à toi, ifanowali : merci à toi aussi

Bonjour : tanamouri, réponse tanayomouri

adé : non

awa : ok

ikena : ça va ?

tanamoufegne : bonjour, réponse : efegne

anguesegue : bonne soirée

Foré : noir, foté : blanc

iyo : oui

10 : fou

Itan : toi

Otan : ensemble

Nani : 4

Wontanara : on est ensemble

Le miel : coumi

Le pain : tami

Au revoir : owo

Ounfafé : on arrive

Togotogoya : papillon

Ireledi : comment tu t’appelles

Atofan : c’est  jolie

Itofan : tu es jolie

Irafanma : tu es belle

Dondoti dondoti : petit à petit

Quering : 1

Sempe : la force

 

Fin !! mais à refaire !!

Anne D.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:23

 

Attiré par une odeur et une voix qui lui semblaient familière, il se penche et regarde d’abord à gauche puis à droite mais rien la rue est vide. Il ne comprend pas, sa mémoire ne peut pas lui jouer des tours ! Il descend sillonne le quartier mais rien ! Étonnant ! Il remonte la tête empli de souvenirs que cette voix et cette odeur lui on rappelé, il était pressé, il attendait des amis à diner il se dit qu’il allait leur raconter cette aventure que jamais il n’avait raconté à personne.

« Un jour là bas », je vivais à Paris à cette époque et je traînais beaucoup la nuit avec ma bande de copain que je ne quittais jamais, vu que je n’avais pas vraiment de famille (ma mère morte en couche, mon père à la guerre et pas de frère et sœur). Pourtant une fois je me retrouvais à me balader seul sur les bords de la seine, à rêver en voyant les navires chargés à bloc quitter Paris vers des destinations inconnus, moi aussi je voulais voyager un jour, voir du pays…Et là je l’entendis, cette fille avec sa voix forte et son accent bizarre. Il se dégageait d’elle une odeur d’épices et autres parfums mélangés. Elle se trouvait sur une barque avec une bande de gars armés jusqu’aux dents. Ils accostèrent non loin de là où je me trouvais et une fois à terre elle me vit et me regarda de ses yeux pénétrants de colère. Elle m’impressionna ! C’est pourquoi je restais là à ne pas bouger, à ne pas savoir quoi dire, à la regarder subjugué. Ils sortirent tout un tas de caisses marquées « fragile » et partirent et j’étais toujours au même endroit pétrifié. Après quelques minutes je repris mes esprits mais il n’y avait plus personne. Je fis le tour du quartier au cas où je les apercevrais mais rien. Je décidais donc de rejoindre mon squat et mes amis comme si de rien était. Seulement quelques jours plus tard, je la revis dans le quartier, elle était seule cette fois toujours avec cet air farouche et agressif du style « ne m’approchez pas ou je mords ». Je décidais de la suivre discrètement. Elle prit un vrai labyrinthe de rues à s’y perdre et après avoir tourné et virer une demi heure elle descendit des escaliers situés dans un recoin à droite, elle frappa à une porte, dit un mot de passe et disparu dans un couloir sombre. Je me demandais qui elle était, ce qu’elle faisait de si secret pour avoir autant de protection, elle était un vrai mystère !! Encore une fois je rentrais chez moi bredouille et cela devint pour moi une obsession il me fallait des réponses mais où ? Comment ? Encore des jours qui passent vides, puis la revoilà encore à sillonner le quartier à refaire son manège. Je la suis encore, et décide cette fois d’attendre qu’elle sorte, ce qu’elle fait une heure après, accompagnée de ses « gardes », des caisses qu’elle avait à l’allée avec les mêmes inscriptions, et elle se redirige vers le port pour repartir. Je n’ai toujours pas résolu mon énigme, personne n’a pu me dire d’où elle sortait, qui elle était, ce qu’elle faisait, ce que contenaient ces caisses…Un vrai mystère qui s’est envolé avec elle. Et là, aujourd’hui, j’ai cru réentendre sa voix et sentir son odeur de ma fenêtre mais je n’y ais malheureusement vu personne ! Elle ne sera qu’un souvenir intrigant.

 

Anne D.

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:21

 

Un ovni doit sauver Dione sur ALAWA, mais atterri sur terre. Il observe,

 

hume, réfléchi. C’est l’Amazonie. Il en cherche l’objectif, rien n’est hasard,

 

tombe sur tribu hostile. L’un avance avec couteau, l’œil noir, indique une case.


Une femme, balbutie : «ton fils !». 


Anne D.

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:15

 

Un voyage à vélo

 

« Quand j’ai croisé le cyclostérop… » Je me trouvais confortablement installée dans ma voiture ce jour là, la flemme de prendre le vélo, il faisait gris, glacial, bref un temps à rester chez soi, malheureusement je devais sortir je n’avais pas le choix, j’avais un entretien pour du travail à 20 km de chez moi, vous voyez le topo 20 km à vélo par ce temps à ça non !! je l’ai croisé et il m’a toisé froidement, son regard était pénétrant et en colère, normal, il ne comprenait pas que des gens prennent encore la voiture vu l’époque (l’essence cher, la pollution…) Mais cela ne me touchait pas car j’étais moi-même une grande amatrice de bicyclette pour les randonnées, les voyages, les loisirs, le travail, seulement, je m’accordais de temps à autre des petits moments de répits, comme ce jour là, car il faut de l’endurance pour faire du vélo, cela dépend du dénivelé, du temps qu’il fait, tout un tas de paramètre !!! Mais c’était comme ça, à ce moment là j’étais en voiture et lui en vélo.

 

Au départ le vélo n’existait pas vraiment à Xartan notre petite ville du sud de la France, personne ne l’utilisait, c’était ringard, fatigant…. Puis vint le jour où le grand père d’un jeune de la région : Marc, décéda. Ce vieil homme avait pleins de vieilleries dans sa grande maison dont un de ces 2 roues qu’il légua à son petit fils. Il ne devait en prendre possession que le jour de ses 18 ans. C’était un vélo basique, rouillé, l’air branlant, la couleur en était parti. Il y avait divers objets un peu bizarre dessus comme la sonnette dans une forme inconnue sur laquelle on ne savait pas trop où appuyer, ou quoi toucher, pour qu’elle fonctionne, le porte bagage intégré dans le garde bout, les pédales qu’il fallait déplier pour les utiliser…mais apparemment il fonctionnait quand même.

 

Marc, au jour de ses 18 ans, ne su que faire de cet héritage, il n’était pas très sportif, n’avait jamais monté de vélo de sa jeune vie, de plus, cette machine ne l’intéressait pas du tout, il préférait frimer avec les copains et draguer les copines en voiture. Mais un jour, par une journée de beau temps, il décida tout de même de l’essayer pour impressionner une copine un peu excentrique et originale de son école des beaux arts où il étudiait. Il lui avait montré l’engin une fois où elle était passée chez lui, et elle l’avait défié : « je parie ma voiture que jamais tu ne monteras et ne viendras jamais dessus à l’école ! » dit-elle l’air malicieux. Pari tenu, il enfourcha l’engin et dès le premier contact, quelque chose se passa entre lui et cette bécane, il se sentait léger, comme si ce vélo lui avait toujours appartenu, il se sentait en adéquation avec lui et fini par y prendre goût jusqu’à ce qu’il ne puisse plus s’en séparer.  Et c’est à partir de ce moment qu’il devint le cyclostérop (cyclo comme vélo, sté comme spécialiste et rop comme passionné) en bref, un accro à ce mode de transport, à tel point qu’il dormait dans son vélo, qu’il l’emmenait partout. Il possédait tout ce que l’on peut avoir à ce sujet : le kit réparation, le vélo pliable, le vélo de ville, le vélo tout terrain, il donnait des cours sur l’organisation de trajets à vélo, des conférences sur les voyages en vélo, il avait un tatouage de vélo, un porte clé avec un vélo, il rêvait de vélo…..Mais il possédait toujours sa vieille bécane qu’il ne quittait jamais. Au fil du temps, il s’est constitué une foule d’adorateurs le suivant partout : les cyclostéropiens. Sans le vouloir, une communauté s’était créé, un peu à part, vu leur mode de vie hors du commun, mais en même temps très ouvert sur les autres, la discussion…. Un jour le mouvement était né et depuis ils ne vivaient qu’entre cyclosytéropiens et étaient heureux comme ça.

 

Un de ces matins, Marc découvrit une touche sur sa bécane sous le guidon qu’il n’avait jamais remarqué avant. Elle était en forme de roue. Par curiosité, il appuya dessus et fut propulsé dans un monde parallèle. Au départ il resta pétrifié ne sachant quoi faire ni où il était. Finalement il se décida à jeter un œil autour de lui. Cet endroit respirait le calme, la plénitude, il y avait des forets, des lacs, une merveilleuse nature, des petits villages de ci de là, mais par-dessus tout des vélos partout, l’unique mode de transport, c’était la planète du vélo : il y en avait dans les airs, sous l’eau, on pédalait partout et pour tout…. La nature était impressionnante et sentait bon, les gens vivaient en harmonie entre eux et avec les animaux…. Mais comment était il arrivé là ? Les citoyens n’avaient pas l’air d’être choqué de sa visite, on le prenait comme l’un d’entre eux n’y prêtant même pas attention, ce qui surprit notre jeune homme. Un seul d’entre eux vint à sa rencontre ou plutôt à la rencontre du vélo le regardant sous toutes les coutures, puis regardant Marc les larmes aux yeux : « où l’as-tu trouvé ? Cela fait des millénaires que je le cherche ! » « Et bien je l’ai hérité de mon grand père qui est mort l’année dernière » « mais d’où viens tu donc ? » « De la planète terre j’ai été propulsé ici en appuyant sur cette touche » il montra la touche en forme de roue. Le vieux était subjugué « incroyable, ça a marché ! Jamais je n’aurais cru que cette touche enverrai mon vélo où que ce soit mais elle l’a fait ! Cela fait des années que je travaillais dessus : le voyage à vélo intersidéral, mais je n’aurais jamais pensé que cela fonctionnerait ! J’ai cru qu’on me l’avait volé  quand il a disparu ! Depuis, j’ai continué les recherches mais il m’a fallu tout reprendre à zéro et c’est très long !! Il faut que tout soit parfait, que tout s’emboîte, avoir les bons matériaux,…Et vous me dites que vous le tenez de votre grand père comment était il ? » Marc le décrivit physiquement et là l’homme comprit, en fait son grand-père venait de cette planète. L’homme lui avait brièvement parlé de ses projets de voyage à vélo intersidéral, puis un jour le vieil homme a déménagé et le vélo a disparu !! Enfin c’est ce qu’il cru au départ, mais en fait il était parti en voyage avec lui !! Le jeune garçon ne comprenait pas tout : son grand père venu de la planète du vélo… comment était-ce possible ? Et là il lui dit « vous me dites donc que mon grand père est originaire de votre peuple ? Il n’en a jamais parlé, je ne comprends pas on était pourtant très proche ! En même temps il est vrai qu’il était très secret, on ne savait pas vraiment grand-chose de son passé, je ne savais même pas qu’il avait cet engin chez lui car chez nous, dans notre ville, le vélo n’est réputé que depuis que j’ai 18 ans, l’âge où j’ai acquis cette machine et dont je n’ai jamais pu me défaire ! Incroyable ! »« Mais dites moi peut être a-t-il seulement fait comme moi appuyé par erreur sur la touche ?  Et a atterri sur notre planète ? Je ne le pense tout de même pas capable de vol !»  « Vous y croyez vous ? Par erreur ? Après tout ce qu’il savait sur mes recherches ? N’importe quel saint aurait été tenté rendez-vous compte partir dans l’espace en vélo !! Une première même pour nous !! visiter les planètes, les étoiles…..un rêve qui aurait fait tourner la tête à plus d’un !! » « En tout cas gardez tout ceci secret je ne veux pas que ça s’ébruite ! Je ne veux pas d’une invasion terrestre ici, vu ce que je sais de votre monde !! C’est bien compris ? » « Évidemment ! Mais comment je rentre ? » « Je pense qu’il faut rappuyer sur la touche ou la tirer attendez que je regarde, oui c’est cela la tirer !, je vous dis bon retour sur votre planète et j’espère à un de ces jours ? Sachez que vous êtes le bienvenu ici ! On accueille toujours à bras ouverts les adeptes du vélo !» « Avec plaisir je me sens un peu comme chez moi ici ! Donc attendez-vous à me voir venir souvent vous visiter et la prochaine fois je ferai un grand tour de votre région en bicyclette ! »

 

Malheureusement, sur terre, quelqu’un se trouvant dans le coin par hasard, vit Marc disparaître avec sa bécane, il en fût interloqué et se demanda s’il ne devenait pas fou ! Et quelques heures plus tard il le vit revenir devant lui l’air de rien ! L’inconnu ne put ni parler ni bouger ! Marc, qui tomba nez à nez devant lui, ne savait que faire, comment lui expliquer la situation sans lui dévoiler le secret ? En plus le gars allait en parler à tout le monde ! (en même temps on le prendrait pour un fou !) chose qui le réconforta et il parti comme si de rien était, direction la maison vu qu’il avait des questions sur ses origines et son grand père à poser à ses parents. A son arrivée, après un petit discours, ceux-ci, gênés, avouèrent la vérité : son grand père et eux même venaient effectivement de là haut, ils vivaient heureux jusqu’à ce que leur père eut la mauvaise idée de voler l’invention de cette homme et qu’il cherche à tout prix à le faire fonctionner. Et nous y voilà propulser ici sur la planète terre, bien évidemment on a cherché par tous les moyens à repartir mais ce fût mission impossible ! Puis tu es né et 18 ans plus tard tu as hérité de ce vélo qui comble du hasard, t’as mené vers ce lieu et fait découvrir tes origines ! Je pense qu’il n’y a pas de coïncidence il fallait que cela se passe ainsi !

 

Comme il partait souvent en direction de cet endroit qui lui plaisait de plus en plus autant sur le plan des gens, que de la nature, de l’organisation de leur vie simple et agréable, l’affaire finie par s’ébruiter à son grand dam, les gens parlaient, notamment l’inconnu qui l’avait vu. Tous se demandaient où il allait, comment pouvait- il disparaître où était son secret ? L’un d’entre eux voulu faire pareil, partir. Il se plaça comme Marc aux mêmes endroits pensant qu’ils étaient stratégiques, sauf que l’unique vélo qui disparaissait était celui de Marc…..On chercha donc par tous les moyens à reproduire cet engin ou le système qu’il y avait dessus afin d’aller on ne savait pas où encore, mais il fallait absolument y aller ! Des concours furent lancer à celui qui réussirait le premier à s’y rendre, son vélo lui fût même volé, mais aucun changement, personne ne bougea, ils restèrent à terre, la bicyclette n’obéissait qu’à Marc et toutes les tentatives échouèrent. Les gens étaient furieux, ils voulaient faire ce voyage, voir ce qu’il y avait là haut, si ce gars prenait autant de plaisir à y aller c’est que cela valait le coup non ? Et des batailles se livrèrent, on agressa même Marc en lui tendant un piège, essayant de monter avec lui sur le vélo mais ce fut vain !! Et Marc s’écœura de leur réaction. Un jour ou il se préparait à repartir comme à son habitude vers sa nouvelle destination qui faisait tant d’envieux, il les vit tous autant qu’ils étaient, plantés là, les yeux agrandis d’envie, l’écume  aux lèvres et prêts à se battre pour une quelconque information prise au vol, un espoir d’enfin découvrir ce monde magique où se rendait avec tant de joie Marc. Il se retourna et les regarda avec mépris : « vous vous demandez tous où je vais n’est ce pas ? » et les gars de le regarder les yeux exorbités, le souffle court, « et pourquoi vous ne pouvez pas y aller ? Je vais vous expliquer : ma famille est originaire de cette terre où vit le peuple du vélo de part mon grand père. Je cultive moi-même ce culte de la bicyclette, partout et pour tout depuis que j’en ai hérité, on est pareil mais ça vous ne pouvez pas comprendre vous n’êtes là que pour vous battre, à espérer avoir une petite parcelle de mon bonheur, à me voler, m’agresser, me tuer si besoin était sans aucune hésitation ni aucun remord ! Vous n’avez donc pas honte ? Aucune fierté ? C’est pour cela que vous n’irez jamais là bas vous ne méritez ni leur peuple, ni leur planète, vous n’êtes pas digne d’eux ! De toute façon ils ne veulent pas d’une invasion terrienne je saisis maintenant pourquoi : ils ont compris depuis longtemps ce que vous étiez ! Tout ceci aurait du être gardé secret, cela s’est malheureusement ébruité, j’aurai du être plus prudent c’est un peu de ma faute, même si je ne suis pas responsable de vos actes, je regrette sincèrement tout ceci mais honte à vous tous ! Et il parti furieux en crachant par terre.

Après son départ, les autres se regardèrent penaud, dépité et peu fiers de leurs actions ! Se sentant ridicule de tout ça, mais eux aussi voulait une part de ce bonheur !

 

Marc se réveilla. Il était sur un manège, dans une petite moto, vous savez dans ce genre de manège pour enfant qui tourne avec des voitures, des chevaux…, le tour était fini. Une petite fille était à côté de lui à le regarder. Il avait encore un tour à faire que lui avait offert ses parents et la petite fille lui demanda : «Et toi t’y va comment ? »

 

Anne D.

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:26

On y met une pierre, 2 pierres… ce qu’il nous faut est une bonne base bien solide

On y met du temps, du courage mais cela flotte, cela tremble

La construction est rude : autant d’ardeur est mise pour la construire qu’elle n’en met pour se détruire !!

Mais que faire ? Je ne comprends pas je fais tant d’efforts, je m’essouffle mais rien n’avance !!

Pourquoi ???

Et je vois ces belles cathédrales bien brillantes et pimpantes construites sur du faux, du néfaste !!

Elles me narguent toutes avec leurs brillants effets qui me tapent dans l’œil !

Elles existent bien, elles avancent l’air de rien se frayant un « magnifique » passage dans la vie

Et moi dans tout ça ? Où est ma cathédrale ?

L’autre matin j’y ais encore posée une pierre tout en courage

Mais elle m’a filé sous le pied

J’en avais besoin moi de cette pierre !!

Que dois-je faire pour que cela tienne ! Pour qu’enfin j’en ais une jolie moi aussi ?

Mais une avec de bonnes bases solides avec de vraies briques semées avec courage !!

Mais comment m’y prendre avec mes boulets qui me tirent vers le fond ? M’empêchent d’y arriver ?

Sans aucune vraie réussite !

Un ensemble de haut et de bas, d’infini, qui me ramène au point de départ :

En bas !

Et tous ces doutes qui envahissent ma tête

Et toutes ces belles cathédrales qui me narguent et qui me font bouillir car aucun mérite !!

Je n’ais pas une vie de sainte loin de là mais de pires il y en a et qui ont fini  leur bâtisse !!!!!

Et je me culpabilise je sens les regards de ceux qui eux ont de belles cathédrales biens saines, biens droites, biens plantées, car chanceux

Et qui me regardent l’œil plein de pitié l’air de dire : « la pauvre c’est une catastrophe !! »

Mais je n’y peux rien moi, je le veux bien le secret de la réussite !!!

En attendant il faut patience, courage, esprit positif,

Car tout vient à point à qui sait attendre pour que petit à petit l’oiseau fasse son nid !

Anne D.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:07

Max est un enfant renfermé, solitaire voire très timide, surtout depuis son déménagement dans ce village un peu paumé et sa nouvelle maison. Ce changement est du à la séparation de ses parents, sa mère et lui ont du se trouver une autre maison et comme son travail d’infirmière lui permettait de travailler partout et avec n’importe quel public, elle a choisi cet endroit un peu isolé pour s’éloigner de la ville, se ressourcer au calme à la campagne et se retrouver elle.

Max est très curieux et s’intéresse à énormément de choses notamment la lecture, il s’invente souvent des histoires et les retranscrits dans un petit cahier où il aime aussi beaucoup dessiner car il a une imagination débordante.

Dans cette nouvelle maison il y a un grenier, lieu de prédilection de l’enfant dès qu’il le vit, où il s’enfermait dès qu’il le pouvait. Dans ce grenier très anciens, se trouvait d’innombrables trésors, surtout pour un enfant : des vieux jouets, des livres, des vieilleries….Il y avait aussi une malle cachée dans un coin avec un drap poussiéreux qui la recouvrait…

Dans cette malle se trouvait une feuille avec le dessin d’une petite sorcière le visage un peu triste et les yeux remplis de colère et d’amertume. Normal cela faisait des « millénaires » qu’elle était là, coincée dans cette feuille à n’en pouvoir sortir. Elle en a pourtant vu défiler des enfants avant Max, elle a tout essayé pour attirer leur attention (halo de lumière, bruits divers, courant d’air qui faisait lever le drap et voler la poussière…) mais jamais rien n’y a fait, les enfants sont partis la laissant à son triste sort. Mais là, l’espoir revenait en ce garçon, elle le sentait il avait l’air intelligent, imaginatif, curieux, de plus il devait avoir son âge dans les 10 ans, il la trouvera elle en était certaine.

Toute ses soirée notre petit gars les passaient dans ce grenier à lire, écrire, dessiner, farfouiller, jouer, au détriment de sa mère qui s’inquiétait de le voir toujours seul et enfermé là haut.

La petite sorcière commença donc son jeu d’abord un jet de lumière, puis des petits bruits, puis un courant d’air et enfin une nuée de poussière. Max, au départ cru que c’était son imagination qui lui jouait des tours mais au fil des jours il s’aperçu qu’il y avait quelque chose qui l’appelait dans un coin retiré de la pièce. Il alla voir. Il vit un drap poussiéreux qu’il souleva et découvrit la malle. Les yeux pétillant devant ce nouveau trésor il l’ouvrit et découvrit notre petite Mijoty. Comme il ne savait pas trop quoi faire avec ce dessin, il retourna la feuille dans tous les sens et là il vit une toute petite inscription : «la seule façon de me sauver de ce piège de papier est de me colorier avec des feutres magiques et des couleurs pétillantes comme un arc en ciel » « aide-moi ! »

Max était éberlué ! Était-ce une mauvaise farce ? Allait-il se réveiller et se rendre compte que cela n’était qu’un rêve ? Mais pris au jeu il chercha ces soi disant feutre magique. La pièce en fut tout retournée avant qu’il ne les trouve.

Il se mit à l’œuvre du coloriage, seulement cela n’était pas facile de trouver les couleurs qui convenaient car à chaque fois qu’il commençait à gribouiller avec un feutre une grimace se dessinait sur le visage de notre petite fille et cela l’agaça beaucoup car il faisait des efforts pour la sortir de là !!

Après plusieurs heures il trouva enfin les couleurs qui convenaient (du bleu ciel pour le chapeau avec des taches marron, des cheveux blonds, les décorations du chapeau rose et rouge, le haut violet et sa jupe grise foncée avec des replis noirs) et il en était tout fier. Et là, la petite sorcière sortie du papier et apparu devant lui. Elle avait dans les 10 ans elle aussi et le regardait tel un dieu sauveur !! Les yeux remplis de reconnaissance et d’amour avec sur les lèvres un large sourire plein de tendresse. Il reprit ses esprits et lui demanda : « qui es tu ?, pourquoi étais tu dans cette feuille, quel est ton nom ? » Et elle de répondre : « je m’appelle Mijoty, je suis enfermée là depuis des siècles depuis que Lila, une fille que je prenais pour une amie m’y a enfermé par jalousie et méchanceté ! »

A l’époque tout le monde m’adorait, j’étais pleine de vie et de couleurs, j’adorais faire le bien autour de moi, mais hélas cela ne dura pas à cause de cette méchante fille. Cela la rendait folle de rage et de jalousie de voir tous ces gens autour de moi à m’aduler, à m’inviter partout, alors qu’elle, personne ne l’aimais, mais moi je ne le savais pas, je ne me rendais pas compte ! Mais grâce à toi je vais pouvoir rattraper le temps perdu, pouvoir vivre !! Merci de m’avoir sauvé !

Au fin fond de son inconscient Max entendit une voix qui l’appelait, petit à petit il comprit que c’était sa mère qui lui disait de descendre manger. Il ouvrit la porte et lui répondit qu’il arrivait.

« Mijoty, il faut que je m’en aille rejoindre ma famille. Que vas-tu faire maintenant que tu es libres ? »

La petite lui répondit : « je vais  faire le tour de la planète voir si je retrouve des gens comme moi, des descendants de ma famille ou autre, j’adore partir au gré de mes envies. Ne t’inquiète pas je te donnerais des nouvelles par tous les moyens ! Merci encore à toi de m’avoir permis de sortir de mon piège, malheureusement tu comprends que je ne puisse pas rester ? Il faut aussi que je donne une bonne leçon à cette immonde Lila qui a osé m’emprisonné et ainsi gâché ma vie depuis tout ce temps ! Va rejoindre ta famille je dois partir de mon côté, au revoir mon sauveur ! » Et elle parti dans un nuage multicolore aux couleurs de l’arc en ciel.

 

 

Anne D.

 

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